Depuis la fin du mois de septembre 2026, des lycéens et des étudiants se mobilisent partout en France : blocages d’établissements, manifestations, et encore une journée de mobilisation nationale le 17 octobre, également marquée par des violences dans plusieurs villes. Les vacances de la Toussaint ont commencé, des actions étudiantes se poursuivent et les annonces du gouvernement sur les lycées sont attendues d’ici la fin du mois. Au-delà des revendications, ces semaines agitées, et les images qui tournent en boucle sur les écrans, disent aussi quelque chose d’une génération sous pression. Comment prendre soin de soi quand l’inquiétude s’installe ?
Ce que les jeunes expriment
Les organisations lycéennes et étudiantes mettent en avant des classes surchargées, le manque de personnels dans les établissements, la sélection liée à Parcoursup ou encore la précarité. Sans prendre parti sur ces revendications, on peut entendre ce qu’elles traduisent : le sentiment, pour beaucoup de jeunes, d’avancer dans un contexte incertain, avec des enjeux d’orientation et d’examens qui pèsent lourd.
Une santé mentale déjà fragilisée
Ces tensions arrivent sur un terrain sensible. Selon l’enquête EnCLASS 2022, menée auprès de plus de 9 000 collégiens et lycéens et publiée par Santé publique France en avril 2024, seulement la moitié environ des élèves interrogés présentent un bon niveau de bien-être mental, et 15 % des lycéens présentent un risque important de dépression.
Le stress n’est pas toujours visible. Il peut se manifester par un sommeil agité, des difficultés de concentration, de l’irritabilité, des maux de ventre ou de tête, ou ce sentiment de « tourner en boucle » sans parvenir à décrocher.
Cinq gestes simples pour souffler
- Limiter le flux d’informations : choisir un ou deux moments dans la journée pour suivre l’actualité, et couper les notifications le reste du temps, surtout le soir.
- Protéger son sommeil : poser le téléphone loin du lit et garder des horaires réguliers, même en période de révisions ou de mobilisation.
- Bouger : une marche, un peu de sport ou quelques étirements aident à relâcher les tensions accumulées.
- En parler : à un ami, à un parent, à un enseignant, à l’infirmier ou l’infirmière scolaire. Mettre des mots sur ce qu’on ressent allège déjà la charge.
- S’accorder de vraies pauses : quelques minutes de respiration lente, de musique ou de silence, sans écran.
Et si l’on s’offrait une vraie parenthèse ?
À Saint-Jean-de-Linières, près d’Angers, l’ULTRA-DÉTENTE propose justement une pause loin du flux : le téléphone reste de côté, on s’allonge sur une méridienne, et le son, les fréquences vibratoires et l’image accompagnent le lâcher-prise. Les séances sont ouvertes dès 14 ans, les mineurs étant accompagnés d’un adulte ayant l’autorité parentale. Découvrir l’expérience.
L’ULTRA-DÉTENTE ne soigne pas et ne remplace aucun traitement ni accompagnement. Si le mal-être dure ou s’aggrave, parlez-en à un médecin ou à un professionnel de santé. Des services d’écoute existent pour les jeunes : trouver de l’aide quand on est jeune (sante.fr).
Sources
- Santé publique France, « Santé mentale et bien-être des adolescents », enquête EnCLASS 2022, publiée le 9 avril 2024
- Ordre national des pharmaciens, « Étude EnCLASS : dégradation de la santé mentale des jeunes entre 2018 et 2022 »
- Wikipédia, « Mouvement lycéen et étudiant de 2026 en France », consulté le 20 octobre 2026